L’intérim, une activité qui ne connaît pas la crise !

L’intérim, une activité qui ne connaît pas la crise !

Publié le: 19/09/2013

L’intérim continue de s’ouvrir sur de nouveaux métiers. Certaines entreprises perçoivent la mission en intérim comme une période d’essai.
 
 
 
 

L’intérim, un statut précaire ? Pas vraiment. Depuis que le marché du recrutement subit de plein fouet les aléas de la conjoncture économique, l’activité d’intérim semble ne pas trop en pâtir d’après les spécialistes du domaine. Patrick Cohen, DG de Crit Maroc, abonde dans ce sens. «Même si les personnes aguerries sont de plus en plus nombreuses à postuler, les jeunes qui sont à la recherche d’une première expérience sont les plus intéressés. En face, les grandes entreprises qui ont l’habitude de recourir à cette démarche ne sont plus les seules. Nous constatons que les PME  le font de plus en plus pour rester flexibles», dit-il.

 Intérim : Entretien avec Patrick Cohen, DG de Crit Maroc En 2012

Dans les esprits de beaucoup de gens, la formule commence à s’apparenter à une période d’essai. Puisque les erreurs de recrutement peuvent coûter cher en termes de temps et d’argent, l’intérim constitue justement une alternative pour recruter ultérieurement. Chez les jeunes, les profils de niveau Bac qui postulent, par exemple, pour des postes de technicien, de secrétaire n’ont pas de problème à accepter un job d’intérim.

Chez les diplômés, on enregistre de plus en plus de demandes émanant des titulaires d’un bac+2, alors que les titulaires d’un bac+ 4 et plus sont réticents au départ à l’idée de faire de l’intérim. Mais quand l’entreprise de travail temporaire joue son rôle de sensibilisation et leur explique l’intérêt de la démarche et les avantages qu’elle procure, ils acceptent plus facilement.

 Intérim : Avis de Zahir Lamrani, DG de Best Interim

L’intérim cadre avance à petits pas

En fait, l’intérim touche de plus en plus de nouveaux métiers. Zahir Lamrani, DG du cabinet Best Interim, souligne à cet effet : «Avant, les besoins des entreprises se limitaient aux standardistes, ouvriers, coursiers, chargés de clientèle, responsables paie…Aujourd’hui, nous sommes de plus en plus sollicités pour des profils d’infirmières, techniciens en génie civil, peintres en carrosserie, office managers, techniciens topographes, dessinateurs ou soudeurs».  

Même l’intérim cadre qui ne séduit pas tout le monde avance à petits pas. Au départ, les informaticiens et les comptables étaient les premiers auxquels les entreprises faisaient appel pour des missions ponctuelles. Maintenant, de nouveaux profils sont venus s’ajouter à la liste, notamment les acheteurs, juristes, responsables RH.... Pour les profils de commerciaux, il y a aussi des chargés de clientèle, superviseurs d’animation, vendeurs et aide vendeurs.

Côté secteurs, l’industrie  ou encore les banques et les services ne sont plus les seuls dans l’affaire. Tout le monde s’y met.