Dossier : 10 Conseils pour trouver un emploi En temps de crise
Conseil n°1 : faire preuve de souplesse
Ce n’est un secret pour personne, la crise accentue la précarisation des contrats. Les jeunes diplômés commencent souvent par des CDD (contrats à durée déterminée) et des missions en intérim. Il ne s’agit pas de se brader, mais de jouer la cohérence entre ce type d’expériences et son projet professionnel. Si vous devez rester exigeant sur la fonction et le secteur visés, soyez en revanche plus regardant sur le type de contrat proposé.
Assouplir ses exigences est une stratégie d’entrée dans l’entreprise qui s’avère souvent payante, dans un deuxième ou troisième temps. Une expérience valorisable, qui impose de sortir - pour un temps - de la logique qui voudrait que tel diplôme corresponde à tel salaire. Mais attention, comme le souligne Dominique Sanchez, directeur de la division achat & logistique chez Page Personnel (cabinet de recrutement), "Il ne faut pas s’enfermer dans un cycle de stage".
Un avis que partage Eric de Saqui de Sannes, DRH (directeur des ressources humaines) chez Sogeti. "On peut penser qu’un jeune de 28-30 ans qui a enchaîné les stages souffre du syndrome Tanguy, c’est-à-dire n’arrive pas à prendre son indépendance et n’a pas de projet bien construit." Le DRH croit davantage aux vertus de l’alternance pour mettre un pied, et le bon, dans l’entreprise.
Conseil n°2 : aller au contact des employeurs
C’est l’illustration d’une attitude plus générale qui consiste à être proactif. Les recruteurs interrogés sont unanimes : en temps de crise, plus que jamais, il faut aller au contact. Se rendre visible est une bonne manière de créer les conditions pour que d’heureux "hasards" se présentent à vous.
Conseil n°3 : sortir du lot
Un avis partagé par Patrick Bataille. "Si un candidat a une petite lumière, l’entreprise lui apportera le reste", garantit le responsable de l’APEC. Pour se distinguer par les éléments de réflexion qu’il est capable de publier, le jeune diplômé peut également se doter d’un blog. L’outil présente aussi l’avantage de montrer que le candidat utilise et maîtrise les moyens modernes de communication. "À partir du moment où le jeune a une forte attraction pour ce qu’il fait, cela va se voir et le faire sortir du lot", ajoute Patrick Bataille. De quoi rassurer ceux qui ne raisonnent pas uniquement en terme de débouchés.
Conseil n°4 : multiplier les pistes
Le centre dijonnais propose notamment des Web-ateliers pour travailler à plusieurs sur le thème de la recherche d’emploi. Cinq demandeurs d’emploi s’inscrivent à un rendez-vous en ligne animé par un professionnel. Les jeunes ont aussi accès à une base de ressources où ils trouvent des conseils, des témoignages vidéo… Pour Eric de Saqui de Sannes, DRH (directeur des ressources humaines) chez Sogeti, "en temps de crise, plus que jamais, il faut élargir ses canaux de recherche et avoir une utilisation intensive de tous les réseaux". Réseau d’écoleet réseau personnel, stage de fin d’études, APEC, AFIJ, Pôle Emploi, prestataires intérim, cabinets de ressources humaines, intermédiaires de recrutements… Tout est bon pour multiplier ses chances de trouver un emploi.
Conseil n°5 : « réseauter » sur la Toile
Des réseaux de nature professionnelle, comme Viadeo ou LinkedIn, vous permettent également d’intégrer une communauté sur un secteur particulier. Une bonne manière de se créer un réseau virtuel ciblé pour compléter ses contacts réels. À ne pas négliger non plus, les portails professionnels spécialisés, comme jobfinance.com, jobvente.com, efinancialcareers.fr,... Plus ludique, Facebook permet également d’accroître son réseau. Et le vieil adage "les amis de mes amis sont mes amis" peut s’avérer utile. À condition de veiller à son image
Conseil n°6 : oser la candidature spontanée
Côté PME (petites et moyennes entreprises), même si ces outils ne sont pas encore répandus, le recruteur a l’œil exercé pour traquer les informations qui font la différence. DRH (directeur des ressources humaines) chez Sogeti, Eric de Saqui de Sannes préconise de s’appuyer sur son réseau pour ses candidatures spontanées. "Il faut absolument suivre sa candidature et passer un coup de téléphone sans attendre que l’employeur ne vous contacte. On est passé d’une époque où l’employeur allait vers l’employé à la démarche inverse".
Et le DRH n’hésite pas à donner deux conseils pour joindre plus facilement son interlocuteur. "Passer le barrage de la secrétaire est plus facile le mercredi, parce qu’un certain nombre d’entre elles sont au 4/5ème et absentes du bureau ce jour là, ou le soir après 18h, 18h30, après leur journée de travail."
Conseil n°7 : s’intéresser au marché du travail bien avant de vouloir y entrer
Conseil n°8 : s’entraîner pour l’entretien d’embauche
Selon Dominique Sanchez, directeur de la division achat & logistique chez Page Personnel (cabinet de recrutement), "quelqu’un qui veut travailler dans l’automobile, secteur très touché aujourd’hui en France, peut tout à fait aller acquérir une expérience significative dans un autre pays". Encore faut-il trouver le bon endroit. Pas si simple en pleine crise mondiale.
Conseil n°9 : partir à l’étranger
Selon Dominique Sanchez, directeur de la division achat & logistique chez Page Personnel (cabinet de recrutement), "quelqu’un qui veut travailler dans l’automobile, secteur très touché aujourd’hui en France, peut tout à fait aller acquérir une expérience significative dans un autre pays". Encore faut-il trouver le bon endroit. Pas si simple en pleine crise mondiale.
Conseil n°10 : se réorienter vers des voies qui recrutent
Principal bémol : il faut avoir le temps et les moyens d’envisager une telle stratégie. Et être sûr qu’au-delà des débouchés qu’ils sont susceptibles d’offrir, les métiers visés vous motivent vraiment. Pour Eric de Saqui de Sannes, "ce type de reconversion doit vraiment correspondre à un projet personnel, un projet de vie, si on veut s’épanouir dans son travail, avoir la flamme et l’envie de se lever le matin. Si c’est un choix par dépit, cela va se voir". À méditer… avant de se lancer.
