4 façons de perdre son temps sur un salon de recrutement

4 façons de perdre son temps sur un salon de recrutement

Publié le: 12/02/2015

 Forums emploi, salons de recrutement, job dating…, ces événements sont une occasion en or pour rencontrer des entreprises qui embauchent. Pas question donc de gâcher cette chance. Deux coachs vous guident pour vous éviter de tomber dans les 4 pièges classiques d’une visite de salon emploi.
 
1ère erreur : Y aller les mains dans les poches
 
Comme pour un entretien d’embauche, il est indispensable de préparer sa venue sur un salon si l’on veut être efficace. « Chaque salon de recrutement met sur internet la liste des entreprises présentes et les thématiques des conférences proposées, ce qui permet à chacun de se documenter avant le jour J », note Denis Desvignes, coach carrière.  À partir de la liste des exposants, vous pouvez aller sur leur site prendre des renseignements sur leur activité, leur politique RH, etc.
En amont, il faut aussi mettre à jour votre CV et l’imprimer en quantité suffisante. « Vous pouvez également éditer des cartes de visite persos à peu de frais », ajoute Yasmina Hardi, d’HaY Coaching, qui rappelle aussi d’adapter sa tenue en fonction de son secteur d’activité : « Si la culture professionnelle préconise le port du costume et du tailleur, alors il faut vous y plier. » C’est le cas dans le domaine bancaire par exemple. De préférence, mieux vaut jouer la carte  "confort chic" : ayez bien en tête que vous allez piétiner plusieurs heures de suite.
 
2e erreur : Flâner sans but
 
Un salon pour l’emploi, ce n’est pas une promenade de santé où on saute de stand en stand au petit bonheur la chance. « Il faut se faire un planning, recommande Yasmina Hardi. On peut par exemple consacrer sa matinée à aller vers les entreprises visées en priorité puis alterner l’après-midi entre les conférences et les stands d’autres sociétés en fonction du temps. » Certains salons sont si vastes qu’il vaut mieux se munir d’un plan et y aller par étapes, avec cohérence : d’abord un premier hall, puis le second, etc. « Il faut de l’organisation mais aussi une pointe de souplesse, nuance Denis Desvignes. Si par exemple vous avez des vues sur un stand trop fréquenté lorsque vous voulez y aller, mieux vaut reporter à un autre moment de la journée plutôt que de s’obstiner et de perdre du temps dans la file d’attente. » Et si vous devez tout de même faire la queue, profitez-en pour discuter avec les autres candidats. Toute occasion est bonne pour développer son réseau !
 
3e erreur : Mal adapter son speech
 
« Mettez-vous à la portée de votre interlocuteur, qui vit lui aussi une journée éprouvante et n’a généralement que peu de temps à vous accorder », fait remarquer Denis Desvignes. Le salon de recrutement est une sorte de speed dating professionnel où un recruteur ne peut pas accorder plus de quelques minutes d’attention à chaque candidat. « Mieux vaut connaître son speech par cœur et être clair dans ses propos : qui je suis, quelles sont mes compétences et mes références, pourquoi l’entreprise me correspond, pourquoi je peux correspondre aux besoins de l’entreprise », développe Yasmina Hardi. Selon elle, il faut s’adapter en fonction des circonstances : « Certains recruteurs vont vous laisser parler sans vous interrompre, d’autres vont vouloir vous tester par un jeu de questions-réponses. À vous d’avoir lefeeling juste. » Et n’oubliez pas de rester sympathique et agréable en toutes circonstances, car d’après Denis Desvignes, « alors que la majorité des personnes abordent ce genre de rendez-vous stressées et trop tendues, c’est une attitude payante »
 
4e erreur : Quitter les lieux… et passer à autre chose
 
 « La perte de temps serait complète si on ne retenait rien de cette journée, assure Yasmina Hardi. Il faut nécessairement faire le bilan et assurer un suivi des relations amorcées lors du salon. » Un petit mail de remerciement est apprécié des recruteurs qui vous ont reçu, en réaffirmant votre motivation et votre disponibilité pour un second entretien. Inutile de vous y prendre trop tôt après la manifestation, mais faites quand même en sorte que le recruteur vous ait gardé en mémoire. « Attendre cinq jours, une semaine, c’est le maximum », estime Yasmina Hardi. De son côté Denis Desvignes recommande de « vite se tourner vers les salons futurs. Si vous n’avez pas convaincu un recruteur au précédent salon, il y en a forcément d’autres les semaines suivantes pour vous rattraper, en apprenant de vos erreurs. » 
 
Vous venez d'obtenir une proposition d’emploi, mais ce n’est pas ce que vous espériez alors vous hésitez entre continuer à chercher un job ou accepter cette offre ? Voici quelques avis d'experts pour vous aider à peser le pour et le contre selon votre situation.
 

1er critère : le temps passé sans emploi

La question d'accepter ou non un job ne se posera pas de la même manière selon les profils. Pour un candidat en recherche depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, « il faut y aller, tranche Jean-Christophe Thibaud, fondateur du cabinet Lectia. Votre objectif est de vous remettre en orbite par rapport au monde du travail. C'est aussi une opportunité de retisser son réseau, de se resociabiliser. ». Vous aurez toujours le loisir de poursuivre vos recherches si ce job ne vous convient vraiment pas.

Pour un jeune diplômé ou un candidat fraîchement débarqué sur le marché de l'emploi, ce sont les opportunités propres à un secteur d'activité et la volonté de ne pas trop s'éloigner de son projet professionnel qui vont davantage rentrer en ligne de compte. « Si vous voulez faire du marketing et que vous avez la possibilité de prendre un job dans la grande distribution, comme chef de rayon par exemple, vous vous éloignez trop de vos ambitions », témoigne Jean-Christophe Thibaud. Après avoir validé son projet professionnel, il est certes possible de s’en écarter, mais de préférence « en sachant cibler des activités qui assurent des ponts avec votre objectif. »
                                                                          
  Source : Keljob